Rentrée du 2 novembre 2020, rendre hommage à S. Paty et exiger la sécurité sanitaire

31 octobre 2020

La décision autoritaire du ministre de sacrifier l’hommage à notre collègue Samuel Paty est un véritable scandale.  La réduire à une minute de silence, qui plus est, seul·e dans nos classes relève d’un mépris affiché pour nos professions.

Le SNUEP-FSU appelle l’ensemble de personnels à maintenir l’organisation de cette journée telle qu’elle a été prévue initialement et prévenir des maintenant leur direction. Un préavis de grève est déposé pour soutenir et protéger toutes les équipes dans leur démarche vis-à-vis des directions qui refuseraient de la maintenir.

La situation sanitaire dégradée nécessite aussi du temps pour une organisation sanitaire et pédagogique rigoureuse dans nos établissements. Nous ne pouvons et ne devons pas nous satisfaire des approximations contenues dans le protocole qui évacuent en plus la possibilité réelle de les mettre en œuvre (aération souvent compliquée du fait de certaines fenêtre, nettoyage régulier impossible du fait du manque de personnels…). Ce protocole est irresponsable car il ne permet pas de protéger les personnels, les jeunes et leur famille. Deux éléments absents doivent faire l’objet d’échanges dans les établissements : l’accueil de nos élèves en effectif réduit selon la taille des classes et des ateliers et les PFMP.

  • Pour les PFMP, on ne doit pas se satisfaire à maintenir en entreprise les quelques élèves qui ont trouvé des lieux d’accueil. Il faut absolument qu’elles soient reportées et que le texte réglementaire réduisant le nombre de semaines obligatoires soit maintenu en attendant de mesurer l’évolution de la situation sanitaire.
  • La distanciation physique est le geste barrière le plus efficace et cela fait consensus dans tous les courants scientifiques. Il est indispensable de le mettre en œuvre dans nos établissements. Nous devons exiger que tous les cours en classes entière soit revus au prisme de la taille de la salle et ainsi diviser le groupe classe en conséquence.
  • Les heures de co-intervention et de chef-d’œuvre doivent être redistribuées aux disciplines générales et professionnelles. Chaque enseignant·e doit s’attribuer un groupe et mener à bien l’enseignement de leur discipline. Cela répondra à deux objectifs primordiaux : protéger en réduisant le nombre de personnes dans des salles fermées et rattraper le retard qu’engendrerait la mise en place de groupe en général.

Le ministre refuse de nous protéger, nous devons donc décider collectivement dans les établissements de la meilleure manière de mettre en place cette protection. Le SNUEP-FSU exige une journée banalisée pour échanger dans chaque établissement des modalités d’organisation sanitaire et pédagogique.

Le préavis de grève déposé couvre l’ensemble de la semaine et pourra être reconduit. Le SNUEP-FSU s’engage à construire et à appeler à une journée de grève si le ministre s’obstine en refusant d’accéder à nos revendications les plus élémentaires que sont : la protection renforcée des personnels et des élèves et la mise en œuvre d’une organisation pédagogique la plus efficace pour l’apprentissage des élèves.