CR DU CSA ACADEMIQUE

Compte rendu du CSA A

(Comité Social d’Administration Académique)

du lundi 3 avril 2023 à 14h

Pour la FSU : Sandrine Legars (lycées professionnels, SNUEP-FSU), Coralyse Mazzotti (1er degré, FSU-SNUipp), Benoît Chaisy (éducation physique et sportive, SNEP-FSU), Pierre Giezek (2nd degré, SNES-FSU)

Déroulement de l’instance

Lors de la déclaration préalable la FSU a dénoncé le manque de moyens, la réforme du lycée et du baccalauréat. Nous avons rappelé la nécessité de revalorisation des salaires de l’ensemble des personnels sans question. Nous avons également dénoncé la publication par le ministère des Indicateurs de valeur ajoutée des collèges. Le recteur n’a que peu répondu aux questions soulevées par les organisations syndicales si ce n’est en regrettant que celles-ci ne soient pas assez positives. Nous avons une administration qui ne semble pas prendre la mesure de la désorganisation qu’elle induit par ses réformes, de la faiblesse des moyens et de la faiblesse de nos salaires (ce que démontrent nombre d’études), de l’injustice de cette réforme des retraites qui impactera plus les personnels avec les salaires les moins élevés et avec les conditions d’exercice les plus difficiles. Lire la déclaration de la FSU ici.

Le règlement intérieur des instances de dialogue social était proposé au vote. Le projet a recueilli une unanimité d’abstentions, en effet ce règlement intérieur n’est pas à la hauteur de ce que nous estimons nécessaire pour que le dialogue social puisse être efficient.

Le rectorat proposait à l’examen des organisations syndicales un plan de requalification de la filière administrative qui pour l’instant ne concernait que 2 mesures. Le plan plus global devrait être présenté au CSA du mois de juin. Même si le plan est loin d’être abouti et que cela ne règle pas la nécessité de reconnaissance des métiers de la filière administrative, la FSU a néanmoins voté en faveur de ces premières mesures car ce sont des avancées pour les personnels concernés. La carte cible devrait être finalisée début 2024.

Ensemble du vote : Pour : 5 (FSU et CFDT) Abstention : 5 (UNSA et FO)

Sur les postes spécifiques, nous avons rappelé les lignes de la FSU : les postes spécifiques sont bien là pour permettre des parcours particuliers pour les élèves, or certains profilages ne semblent pas correspondre à cela. Les arguments du rectorat ne nous ont pas convaincu du contraire (sur 23 profilages demandés par les établissements, 9 ont été retenus).

Sur les suppressions de postes en lycée il y en a 74 dont 16 mesures de carte (4 collègues partent à l’inter, donc il y aura 12 réelles mesures de carte scolaire) et 40 créations de postes. Cela représente au final une balance de 34 postes supprimés.

Ajoutés à la suppression de 26 postes en collège, cela représente un total de 60 postes supprimés dans le second degré. Alors oui le rectorat n’a pas été jusqu’au bout des suppressions de poste imposés par le ministère, mais cela reste un bilan très défavorable aux élèves, à leurs conditions d’encadrement, à nos conditions de travail.

Le rectorat n’est revenu en séance sur aucune des suppressions de poste prévues dans les lycées généraux, technologiques et professionnels.

Pour éviter la déperdition de personnels contractuels, tous les personnels contractuels embauchés en CDD seront prolongés jusqu’au 31 août. Le rectorat prévoit dans certaines disciplines un pré-recrutement au 1er juin pour faciliter leur prise de fonction. Le volume prévu pour ce pré-recrutement est de 80 personnes.

La FSU a dénoncé le manque de démocratie dans certains établissements (refus de vote du TRMD en CA, refus d’amendements du TRMD) et rappelé la nécessité d’alléger les effectifs en lycée. Un certain nombre de suppressions de postes auraient pu être évités.

L’ensemble des organisations syndicales a voté contre ce plan de suppressions de 34 postes en lycée. Le bilan des 4 CSA départementaux en collège est de 26 suppressions de postes, bilan où la technologie paie un lourd tribut puisqu’elle concentre à elle seule 23 suppressions de postes !

La FSU s’inquiète également des regroupements d’agences comptable, montrant avant tout que l’Education n’arrive pas non plus à recruter des agents comptables.

Enfin le recteur a présenté l’état de sa réflexion sur le futur projet académique. Nous avons rappelé que le projet académique était bien loin des préoccupations de nos collègues, qu’il n’avait pour l’instant que peu de traductions concrètes. Une réunion aura d’abord lieu le 25 avril entre « cadres » (rectorat, Dsden, IPR, IEN, chef·fe·s d’établissement…) dont les choix seront ensuite présentés aux personnels fin juin.

Nous en avons profité pour rappeler que la formation des personnels est un enjeu majeur pour nos professions, pour la qualité du service public et avait tout intérêt à s’intégrer dans ce projet. Nous avons dénoncé la logique de projets instauré par le dispositif « Notre Ecole Faisons là ensemble », où seulement les meilleurs rédacteurs de projet peuvent espérer des financements.

Au final, si le ton est plus apaisé que par le passé, il n’en reste pas moins que les conditions de travail des personnels, d’encadrement des élèves sont encore bien loin de progresser, au contraire.

La séance est levée à 17h50.